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 Selon les termes du contrat... Iryanna

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A.Fontbonne
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MessageSujet: Selon les termes du contrat... Iryanna   Mar 21 Avr - 18:31

Un siècle de vie à me raconter, j'ai hâte.
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MessageSujet: Re: Selon les termes du contrat... Iryanna   Jeu 30 Avr - 16:38

Vivre dans la haine n'est pas chose aisée. Chaque être vivant ou non trouve toujours quelques 'portes de sortie' afin de se détendre, ou de se donner l'impression d'être heureux, et pourquoi de laisser derrière toi, le temps d'une nuit son fardeau.

Ce soir quelqu'un doit mourir. Évidemment elle a déjà trouvé sa cible: un médecin enfin, un psy. Finalement rien d'autre qu'un nom de plus sur une liste déjà longue, qu'elle rayera ce soir. Dr.Francesco Favaretti "Medico Psichiatra Psicoterapeuta‎" c'est écrit sur la plaque en bas de son immeuble. Pourquoi lui ? Elle n'en sait strictement rien... quoiqu'il n'est certainement pas bon d'écouter les problèmes de vie d'un mafieux de Venise. Surtout si l'on veut rester en vie. D'humeur relativement joyeuse, elle s'est affublée d'une jupe noire, surmontée d'une veste rouge, des chaussures à talon, quelques bijous ci et là pour donner l'impression d'être riche, un sac à main qu'elle remonte en permanence sur l'épaule, vraiment pas pratique ce genre d'accessoire. Elle s'arrête devant la porte sur le Sestiere Cannaregio sort une trousse de maquillage, se repoudre rapidement et sonne.
Un homme d'une cinquantaine d'années vient lui ouvrir. Il est habillé d'un costume "rétro", peut-être fin des années 80. Il la prie d'entrer, et l'accompagne jusqu'à son cabinet. Il n'a pas l'habitude de recevoir des patients si tard, mais étant donné la somme d'argent proposée, il n'allait certainement pas refuser. Il a beau être un médecin très compétent, et peut-être pas vénal, il n'en reste pas moins un mortel.

Francesco : " Bien, veuillez vous installer confortablement", il désigne à ces mots un grand fauteuil et un divan, "c'est un plaisir de vous recevoir madame Arienal. J'avoue que ce genre de visite est un peu inhabituel, mais après tout, le devoir d'un médecin est de rester à la disposition de son patient".

Iryanna se retourne, lui adresse un sourire et s'allonge sur le divan.
- Je vous remercie tout de même de m'accueillir et d'accepter de m'écouter. Si vous n'y voyez d'inconvénients, j'aimerais commencer immédiatement, ça risquera d'être un peu long.
- Alors, commencez par me dire pourquoi vous êtes là ?
- Je n'irais pas par quatre chemins, je suis venue vous raconter ma vie.
- Bien, je vous écoute.
- Merci de ne pas trop m'interrompre, je n'apprécie guère, disons que vous pouvez vous contenter d'écouter.

Elle se tourne dans sa direction pour scruter sa réaction, jubile intérieurement à l'idée que le pauvre malheureux va écouter l'histoire de sa vie, sans vraiment la comprendre ou plutôt en la prenant simplement pour une quelconque allumée...

"Mon nom est Iryanna Arienal, je suis née le 6 mai 1897, dans les environs de Moscou. Mes parents étaient des nobles, qui ont pris grand soin de ma personne. Autrement dit, une enfance heureuse, pendant laquelle je n'ai jamais manqué de rien. Ayant un goût prononcé pour le combat, je prenais mes premiers cours d'escrime,
C'est en 1914 que les évènements commencèrent petit à petit à déraper. Bien entendu il y eut la guerre, guerre pour laquelle mon père partit. J'entrais alors dans la même école de formation d'officiers que mon frère alors que celui en sortait. C'est en 1915 qu'il rejoint le front, alors que l'armée russe s'essoufflait et entamait une retraite. J'ai pasé deux longues années passées à m'entraîner dans les régiments féminins de la garde blanche, spécialisé dans le corps à corps. Malheureusement, la révolution menaçait, après la tentative en Février, mon père fut rappatrié du front afin de diriger partie des troupes de l'empereur. Je vous épargnerais les détails historiques, mais nous fûmes chanceux de participer à la défense de moscou, et d'y survivre. Après notre reddition, mon père, ainsi que l'ensemble des généraux blancs, furent épargnés. Nous profitâmes donc de cette occasion pour partir pour l'Italie: Avec un peu de chance mon frère aurait été envoyé dans un camp de travail là bas... Inutile de vous préciser que cette espoir futile, fut assez vite déçu."

Elle fit une pause, pour contempler l'homme qui la regardait maintenant d'une étrange façon. On pouvait presque lire dans ses yeux de la fascination, il semblait intrigué par ce qu'elle venait de lui raconter, il lui posa diverses questions : détails historiques, combats sanglant qui avaient eu lieu dans Moscou, en passant par la vie dans la cité à l'époque. Tout ce qu'elle lui racontait semblait si réel... Mais c'était impossible, oui impossible, cette femme âgée d'à peine 25 ans, était forcément folle, intelligente et cultivée dans ce domaine particuliers de l'histoire, mais folle...

(ps : J'ai pas le temps de tout écrire là, donc je continuerais plus tard)
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MessageSujet: Re: Selon les termes du contrat... Iryanna   Jeu 30 Avr - 21:34

Ca commence assez bien, avec juste un petit détail : à côté du canapé, dans un grand vase en verre de Murano, se trouve trois grands et superbes lys blancs.
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MessageSujet: Re: Selon les termes du contrat... Iryanna   Lun 4 Mai - 16:38

( Des lys ? ouhou .... ça se passe avant ou après l'affaire du 'jouet' ?plutôt avant je suppose ? ^^)

Elle s'était arrêtée, non pas parce que ces souvenirs la rendait triste, mais pour contempler la gorge du médecin. Elle voyait nettement sa carotide se gonfler à chacun des battements de son coeur. C'était un rythme lent, presque envoûtant, elle sentait presque le sang affluer à chaque fois. Elle se léchait déjà les canines lorsqu'il se leva pour aller chercher des mouchoirs. Il choisit un de ceux qui sentaient la menthe pour soit-disant ne pas irriter les parties nasales, et le lui tendit avec un mince sourire qui pouvait ressembler à de la compassion. D'un professionnalisme sans faille, il lui demanda si elle voulait continuer, ou si elle préférait parler d'autre chose. C'était peut-être un bon médecin finalement, un peu trop ? Qu'importe.

Elle renifla bruyamment et s'enfonça dans le fauteuil.

"Vinrent les mois d'adaptation. Mois qui scellèrent le destin de l'ensemble de ma famille. Nous avions suffisamment d'argent pour nous installer confortablement, j'appris à parler la langue de votre pays, je continuais les cours d'escrime. Après tout, maintenant j'avais la responsabilité de protéger ma mère, et ma petite soeur Zhenya. Mon père s'absentait souvent, je ne savais pas pourquoi à l'époque, je ne l'ai appris que .... plus tard. En résumé il était resté en contact avec des généraux Blancs, leur fournissant illégalement du matériel, principalement des armes, récupérées ici en Italie, et expédié là bas où la guerre civile continuait. Il voulait soutenir tant qu'il pouvait l'ancien régime, il aurait préféré rester et se battre contre "ces rebelles rouges" comme il disait, en fait il s'était exilé pour protéger sa famille uniquement, mais il se devait de continuer à servir sa patrie."

Elle prit une voix plus grave, et mima les gestes d'un homme s'adressant à un enfant.
"N'oublie jamais ton passé, ton héritage, même si nous sommes dans un pays étranger, même si nous nous mêlons à la population ici, n'oublie jamais d'où vient le sang qui coule dans tes veines"
Elle se réinstalla confortablement en poussant un long soupir, et dans un rire lacha "s'il savait" ...
"Bien sur que j'aimais mon pays, bien sur que je retournerai en Russie lorsque celle-ci deviendra de nouveau une autocratie, mais on ne peut vivre seule, et mon frère me manquait. N'étant plus une enfant je profitais des absences de mon père pour sortir, et rencontrer des garçons, plus particulièrement un dénommé Edmondo. Ne voulant pas de son amour, je l'avais alors défié de demander ma main à mes parents. Mon père aurait voulu que je me marie à un russe exilé aussi, Edmondo n'étant pas de sang Russe, je ne prenais aucun risque. Malheureusement pour moi, ce dernier se résigna et accepta.
Je ne voulais pas d'un mari, mais seulement d'un ami, d'une personne de confiance... d'un frère.
C'est à ce moment là que tout commença, ou tout finit, c'est selon. Je profitais d'une accalmie dans la préparation du mariage pour m'enfuir loin de toute cette absurdité et ne revint que 2 mois plus tard, le lendemain de la date fixée du mariage.
C'est la police qui vint me trouver 3 semaines plus tard, non pas pour me ramener de force à la maison, mais pour m'annoncer le décès de mes parents et de ma soeur. Soit disant un tragique accident de voiture. Seul problème, mon père n'avait pas de voiture. Je rentrais chez moi en deuil avec la volonté de comprendre ce qui s'était passé. C'est mon cher ex-futur mari qui tenta de bredouiller une explication comme quoi mon père s'était acheté une voiture des suites de mon départ pour me chercher dans la région etc etc. Malheureusement pour lui, je savais quand il mentait, je fus alors plus pressante afin de savoir ce qu'il en était réellement. Quelques phalanges plus tard, il finit par cracher le morceau, enfin pas uniquement si vous voulez tout sav...."

Elle s'arrêta pour le regarder s'étouffer à moitié suite à ce qui venait d'être dit. Visiblement il ne s'attendait pas à une telle chose. Elle attendit patiemment avec un sourire qui se voulait rassurant qu'il reprenne son souffle.

"Excusez-moi", finit-il par souffler.
"Ce n'est pas grave. J'ai toute la nuit devant moi."

Il releva la tête pour la regarder, il semblait effrayé bien qu'il faisait son possible pour ne rien laisser transparaître. Elle fut presque déçue qu'il commence déjà à stresser, après tout c'était censé être le médecin qui écoutait à longueur de journée les élucubrations d'un capo... Peut-être était ce sa condition de femme qui gênait son interlocuteur ? Allez savoir.

à suivre
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A.Fontbonne
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MessageSujet: Re: Selon les termes du contrat... Iryanna   Lun 4 Mai - 17:27

Pour les lys tu choisis si c'est avant ou après (si c'est après, ton personnage peut même poser des questions).

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MessageSujet: Re: Selon les termes du contrat... Iryanna   Mar 5 Mai - 16:45

(bah après ça m'arrangerait Very Happy)

Quoiqu'il en soit, elle reprit tranquillement son discours, se levant, elle commença à tourner autour du psychiatre, tel un fauve autour de sa proie. Elle allait entrer dans les détails croustillants de l'histoire et voulait s'assurer qu'il n'y avait aucun micro caché dans la pièce. Bien sur elle l'avait surveillé quelques jours avant de passer à l'action, mais on n'était jamais à l'abri de ces nouvelles technologies employées par les policiers... Elle s'attarda un moment devant les lys, caressant du bout des doigts les fleurs avant de reprendre son discours, légèrement hésitante. N'était-elle pas en train de commettre une erreur ? un piège ? Non, non impossible.

"
J'appris en somme que le père de mon cher ami, avait fini par s'intéresser aux activités de mon père, il en avait alors référé en haut lieu. Edmondo n'était pas au courant de tous les détails, tout ce qu'il savait c'est que ça avait mal tourné. La situation s'était envenimée en peu de temps, les mafieux cherchant à tirer parti de notre réseau, et mon père si peu ouvert d'esprit ne souhaitant pas travailler avec eux. Partie des hommes envoyés par la Mafia avaient été tués, les survivants avaient abandonné la méthode subtile. J'obtins finalement de mon souffre douleur le nom de chacune des personnes qui avaient participé au massacre. Évidemment, ça ne me suffisait pas, je voulais tuer tous ceux qui avaient trempé de prêt ou de loin dans l'affaire. Après avoir brisé la nuque de mon ex, j'allais chercher le nécessaire dans mes affaires, armes, liquide, vêtements. Je prenais le strict minimum avant de me rendre chez le père de mon prétendant. Là encore je vous épargnerais les détails de ce qui s'y passa. Disons simplement qu'en sortant de chez lui, j'avais quelques noms supplémentaires. Je savais mon entreprise risquée... Hmmmm non. Risquée n'est pas vraiment le mot que l'on puisse employer dans ce cas là, disons plutôt suicidaire. Oui, c'est ça, j'avais simplement dans l'idée que je ne survivrais pas à cette 'croisade'..."

Elle s'arrêta juste derrière lui, posant ses mains sur les épaules afin de s'assurer qu'ils ne tenteraient pas de fuir. Elle se pencha, huma son odeur, il sentait la peur. Elle lui lécha lentement le cou, avant de claquer des dents. Il n'était pas encore temps, non pas encore. Elle murmura à son oreille à son oreille : "Et effectivement, je n'y ai pas survécu". L'homme eu un frisson, il ne voulait pas le croire, il se disait que cette femme n'était qu'une folle, pourtant...
Iryanna reprit sa ronde et continua

"
J'ai arpenté longtemps l'Italie torturant et tuant ceux qui m'intéressaient. Trouvant chaque fois, un autre endroit où aller une autre personne responsable. Ce n'est que 2 ans plus tard que j'obtins enfin le nom de celui qui avait dirigé l'opération. 2 ans pour arriver à ce jour fatidique. Il savait que je viendrais, mais il ne savait pas encore quand j'arriverais. J'avais tout préparé, tout. Il faisait, j'avais réglé le compte d'une bonne partie des gardes de la maison, il se tenait là devant moi, un verre de whisky dans une main, un cigare dans l'autre. Il me dit que ma vengeance ne résoudrait rien, que je commençais à poser problème, et qu'il avait obtenu l'autorisation de régler ce problème. Il m'a dit que j'avais été divertissante jusqu'à présent, mais que j'allais aujourd'hui un peu trop loin et qu'il tenait à quelques uns de ses pions. Il me dit que j'avais le choix de sortir d'ici, de rentrer chez moi, pleurer mes parents comme j'aurais dû le faire depuis longtemps, poser les armes et ne plus chercher à me venger; que j'avais sombré dans la folie, mais que je ne devais pas oublier les dernières parcelles d'humanité qui éclairait mon âme; qu'un pas de plus, et je chercherais la vengeance une éternité durant, que je n'aurais plus jamais de repos, et que plus jamais, non plus jamais je ne reverrais le soleil.
N'avait-il donc pas compris ? Que m'importait la vie ou la mort, je n'avais plus rien, je n'étais plus rien. Incontrôlable, pas même par ma propre raison. Je savais que cette nuit là je mourrais, je l'espérais. Avoir une deuxième chance, tout recommencer... Alors je me ruais sur lui.
"

Elle s'assit, sortit une cigarette et l'alluma, le docteur Favaretti n'osa pas lui dire que c'était interdit dans son cabinet.

"Je crois qu'il le savait. Oui, je me suis longtemps demandé s'il voulait vraiment que je m'en aille. Mais j'ai compris, aujourd'hui je me souviens, une phrase, presque imperceptible alors que je lâchais toute ma rage contre lui. Je l'entends encore : Oui, c'est ça, viens à moi. Oui je me souviens maintenant, le ton de sa voix lorsqu'il le dit, son gracieux mouvement pour se mettre en garde, et ses yeux, ses yeux...."

Elle ferma les yeux, visualisant et racontant chaque détail, chaque passe d'arme. Qui chaque fois se terminait par une légère coupure, d'abord son corps, puis son visgae, ses jambes et enfin ses bras. Chaque estafilade s'accompagnait d'une injonction de la part de celui qu'elle nommait maintenant son maître. Chaque coup qu'elle prenait l'affaiblissait d'avantage, la faisait souffrir, mais pourtant elle prenait plaisir à repartir à l'assaut.

"Je voulais mourir de la même façon dont j'avais été éduquée, en soldat, une arme à la main. Et si ce jour j'affrontais un adversaire bien trop puissant pour moi, peu m'importait, je voulais qu'il soit fier de moi. Les humains sont si bêtes, ils cherchent à laisser une trace derrière eux, la mienne serait faîte de sang et de larmes, et mon dernier adversaire se souviendrait de moi comme de celle qui avait lutté jusqu'à son dernier souffle... Non... Pas seulement... Celle qui avait marché vers sa propre mort, la tête haute. Vint la dernière passe, était-ce un coup de chance ? L'avait-il fait exprès ? Quoiqu'il en soit j'arrivais à l'atteindre: lui plantais mon sabre dans le ventre, et l'enfonçais jusqu'à la garde; il s'effondra.... Je n'en croyais pas mes yeux, je ne savais pas comment j'avais réussi tel exploit. Le combat était fini, et je prenais conscience de mon état, fatiguée, à bout de force, mes jambes ne pouvant plus me porter, je m'effondrais là dans la pièce, et fermait les yeux. Je me sentais bien, mais j'avais une légère impression d'inachevé. J'ouvrais lorsque je sentis un poids sur ma poitrine. C'était lui, il s'était assis sur moi, et me souriait. Dans un dernier effort je relevais la tête, j'étais pourtant sûre de l'avoir frapper, il aurait dû mourir... Je constatais que le sabre était bien là, toujours dans son ventre, mais il n'avait pas l'air de le gêner...
Il me sourit à nouveau, son visage sembla se modeler, il changea, jusqu'à ressembler à celui d'une toute autre personne. Il se pencha alors pour parler dans mon oreille, me demandant si j'étais prête, si je voulais toujours recommencer une nouvelle vie, si je voulais vivre une éternité durant, et dans un murmure je répondais 'oui'.
Finalement depuis le début il avait raison, depuis ce jour, le 25 octobre 1921, je n'ai revu le soleil."

Le psychiatre se refusait de croire ce qui pourtant était évident. La femme devant lui était un vampire, elle s'était levé, et avait maintenant un sabre de cavalerie russe à la main.

"Voyez vous docteur, j'aimerais discuter encore un peu avec vous. Maintenant que je vous ai raconté ma vie d'humaine, j'aimerais que vous me parliez un peu de la vôtre. Oh bien sur, je vous poserais des questions précises et je vous conseillerais d'y répondre correctement. Je tiens aussi à vous préciser qu'il est inutile de crier, vos enfants et votre femme dorment à point fermés, suite au somnifère qu'ils ont ingéré, si ce n'est un léger mal de crâne, tout ira bien demain matin pour eux.

J'aimerais savoir comment le capo Dineco Couboli a eu votre adresse ? Lui a t'on soufflé ? Ou est-ce le pur hasard ? Avez vous un sceau en forme de lys blanc, ou l'un de vos patients peut-être ? Vous a t'il ou elle, offert ces fleurs ? enregistrez vous quelque part les conversation avec vos patients ? Dossiers, walkman, autre ? Où est votre carnet d'adresse ? La liste de vos rendez vous ? Répondez calmement et dans l'ordre, je vous prie. Vous me connaissez suffisamment bien maintenant pour savoir que je n'hésiterais pas à employer les grands moyens pour vous faire parler, même si cela me répugne... Les humains.... Toujours à croire qu'ils peuvent cacher des choses... Alors, je vous écoute ?"
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MessageSujet: Re: Selon les termes du contrat... Iryanna   Mar 5 Mai - 23:58

Le médecin te répond d'un air panniqué que le mafieux a eu son adresse car il est réputé pour son attachement au secret professionel. Pour cette même raison il ne possède aucun dossier sur ses patients, si ce n'est ceux en cours de thérapie. Il croit se souvenir que les fleurs lui ont été offertes par un patient, un religieux, il y a quelques mois de cela, une thérapie assez courte.

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MessageSujet: Re: Selon les termes du contrat... Iryanna   Ven 24 Juil - 10:05

Tout ce qui a trait aux relations avec Cosimo est traité dans le post sur la petite fille blonde.

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MessageSujet: Re: Selon les termes du contrat... Iryanna   Jeu 27 Aoû - 13:22

Ralalala désolé j'ai un peu laissé dépérir le sujet, je vais tenter de m'y remettre de façon plus régulière ! En attendant, la suite du dessus (on reste dans le rp background, je continuerais à éditer ce message à partir de maintenant pour qu'on puisse continuer en parallèle à parler de ma triste existence, que je passe cloîtrée chez moi, où à guetter les ombres...

Après la réponse du psychiatre elle poussa un long soupir... Ce n'était pas ce qu'elle attendait mais l'homme semblait dire la vérité. Evidemment elle ne chercha pas à en savoir d'avantage sur les listes, trop de vampires sont capables de maîtriser les souvenirs des humains...

"Je suppose que vous devez commencer à comprendre ? Trop de choses se sont dîtes dans cette pièce, et comprenez que si quelqu'un apprenait ce que je viens de vous dire, je serais en grande difficulté."

L'homme voulut se lever, s'enfuir, mais il fut assomé avant d'avoir pu tenter quoique ce soit. Il se réveilla quelques temps plus tard, dans une cave, attaché sur une chaise et baillonné.

"J'ai pris la liberté de changer de décor, non pas que votre cabinet me déplaise, mais vous auriez fini par faire quelques chose de stupides, crier ou je ne sais quoi encore, et j'aurais été contrainte de tuer votre femme. N'y voyez pas de complexe de superiorité, docteur, mais j'ai encore beaucoup de choses à vous dire et j'ai le sentiment que vous vouliez me causer des problèmes. J'ai donc décidé de vous ligoter, afin que je puisse continuer à vous narrer ma vie comme la modèle patiente que je suis. Je vais vous enlever votre baillon. Je vous dirais bien de ne pas crier que ça ne servirait à rien, mais vous le ferez quand même. Vous allez donc hurler, une bonne fois pour toute, et ensuite nous pourrons reprendre là où j'en étais !"

Elle lui retira donc le mouchoir de sa bouche, et fut surprise de ne pas l'entendre hurler. Il se contenta de lui dire qu'elle était malade, mais qu'il pouvait l'aider bla bla bla. Après quelques minutes de monologue, il finit par se taire voyant que la femme ne l'écoutait pas.

"Ah ! Vous avez fini ! très bien. Maintenant je vous prierais de ne pas m'interrompre sauf si bien sur vous avez des remarques pertinentes à faire. J'en étais donc à ma première nuit en tant que Vampire. Mon mentor m'apprit les rudiments, les bases de la société vampire. J'aimais ça, voyez vous, ça ressemblait à la cour du Tsar,avec tous ses courtisans, toutes ses réceptions . C'était mon rêve de petite fille d'y aller, de flâner dans les jardins et donner des ordres aux domestiques. Malheureusementles années passent, et l'on finit par ouvrir les yeux. Vu de l'extérieur ça donne envie... Mais une fois à l'intérieur, on finit par apercevoir toutes les intrigues politiques, tous les complots, on comprend les menaces et les dangers. Un endroit où le respect s'achète, ou est acquis, par son rang ou par ses différentes alliances. Bref je vous épargne les détails. Mon maître me fit comprendre que j'étais pas des leurs, et je ne pouvais qu'acquiécer. Après quelques déboires ici en Italie nous partîmes pour la France, beau pays que celui-ci. Malheureusement peu hospitalier... La crise touchait heureusement à sa fin et les affaires pouvaient reprendre. Nous passions notre temps à étudier ce qui nous entourait à tenter de comprendre pourquoi ceci ou celà, de temps à autre je m'accordais un moment de détente et rejoindre les hommes sur le terrain pour leur donner un coup de main. Je prends soin de vous épargner les détails, car je pense que vous auriez quelques difficultés à comprendre ce dont je vous parle...
Enfin vint la guerre, les massacres gratuit, pas très bon pour les affaires... Je me rappelais, ce que j'étais autrefois et je voyais alors ce que j'étais devenue. Je finis par éprouver un certain malaise, je n'avais pas l'impression d'être moi. Seulement ce que mon maître avait voulu que je sois. Après de nombreuses discussions à ce sujet avec lui, quelques emportements, il finit par comprendre.
Nous étions en 1962 déjà.... Par une nuit des plus froides, il est entré dans ma chambre l'air triste... Me prenant les mains, il me dit qu'il comprenait, qu'il avait tort de me forger à son image, qu'il m'avait choisie parce que j'étais différente, et qu'il ne voulait pas me refaçonner. Il me dit que je devais partir, et qu'après avoir parcouru mon propre sentier, alors peut-être reviendrais-je vers lui.
Je n'en revenais pas, mon propre mentor me mettait à la porte, je partais donc le coeur, si tant est que je puisse encore employer cette expression, chargé de reproches, contre lui et contre moi même... Je ne compris que bien plus tard à quel point cela lui avait coûté, et je l'en remercie aujourd'hui... Et je l'en remercierais dans quelques années. Il m'a dit qu'il reprendrait contact avec moi à la 50ème date d'anniversaire de notre "séparation" si je ne l'avais fait avant. Certes vous me direz c'est un peu court, mais bon.
Lorsque le chagrin s'atténua, je retournais en Italie, et plus précisément ici, à Venise, me faisant passer pour un assassin au service du plus offrant. Tout va bien pour le moment, je me suis même liée d'amitié avec un autre vampire. Je ne sais encore s'il est digne de confiance, mais au moins a-t'il les même gouts que moi en ce qui concerne nos amis de l'Invictus... Heu, la cour du Tsar dont je vous parlais plus tôt. C'est suffisamment rare pour être appréciable.
Bien, je m'excuse mais il se fait tard ou tôt, c'est selon, je vais devoir me coucher. Avez vous quelques commentaires ?
"

L'homme toujours ligoté ne sut que bafouiller :
"Qu.... que... qu'allez vous faire de moi ?"

"C'est ce que je pensais... Vous ne m'écoutiez pas..."

"Si ! Si! mais je..."

Elle lui posa un doigt sur la bouche pour le faire taire.
"Inutile de mentir"

Après tentative de protestation, il prit une claque qui les fit tomber lui et sa chaise.

"Vous devriez apprendre à obéir. Enfin c'est un peu tard maintenant. Je ne vous ferais pas l'affront de vous demander vos dernières volontés, je ne prendrais certainement pas les temps de les faire. Sur ce ..."

Elle se redressa et sortit une épée d'un repli de sa robe et sans prendre garde aux jérémiades et supplication du "docteur", la lui planta dans la gorge.

"Bonne journée."


(bon voilà, j'espère que c'est à peu près cohérent et crédible, j'ai relu rapidement ce que j'avais écris pour rester dans le ton !)
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MessageSujet: Re: Selon les termes du contrat... Iryanna   Ven 28 Aoû - 18:45

Quelque temps plus tard, dans une boutique de Prague "Des Images en Fleurs".

- Ne bougeons plus ! Souriez ! et Voilà, je vous les fait en double comme d'habitude Mr Milçek ?
- Merci Valeria, et encore navré d'avoir pris rendez-vous si tard.
- Mais non, ce n'est pas grave, regardez, j'ai encore une cliente qui arrive après vous.

Quelque chose dans les yeux de la "cliente" incita Mr Milçek à écourter sa conversation avec la jolie photographe. Lorsqu'il quitta la boutique Valeria se tourna vers la jeune femme.

- Boujour Irryana, peut-être souhaitez-vous que nous parlions de votre récompense ?

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MessageSujet: Re: Selon les termes du contrat... Iryanna   Lun 31 Aoû - 9:51

Bonsoir, en effet, dans la mesure du réalisable évidemment. Comme vous le savez déjà, j'ai quelques problèmes avec mon bras gauche, j'aurais aimé savoir dans un premier temps, si c'est améliorable ? Et si ça l'est, comment ...
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